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Le tissu adjacent

Le muscle squelettique est enveloppé et protégé par un matériau élastique, le tissu adjacent, lequel se subdivise en
trois couches spécifiques selon la profondeur prise en considération. Cette enveloppe retient les fibres du muscle,
véhicule les flux sanguin et nerveux et, extrêmement important, confère élasticité au complexe contractile. Sans tissu adjacent nos muscles ne pourraient exprimer les propriétés élastiques indispensables à l’activité quotidienne
et sportive. Elle assure en outre la stabilité en s’attachant aux os à proximité de l’articulation. À l’extrémité du muscle, en fait, le tissu s’épaissit pour former le tendon, qui est la structure la plus dense d’où part le ventre du muscle, ou origine, et où il se termine, ou insertion.

Le tissu adjacent nous surprend encore, grâce à sa fonction élastique qui permet de répartir l’énergie au
cours du travail mécanique : d’une part par une distribution correcte de la force en provenance de la fibre et, d’autre
part, en contribuant indirectement à la production de la force, générant une tension quand le muscle s’allonge.
Il faut garder à l’esprit que, en physique, les termes «tension» et «force» sont synonymes.
Prenons pour exemple les muscles posturaux qui sont ceux de la zone participant au maintien d’une position efficace du corps pendant la marche, ou plus simplement pour rester debout sans bouger, sans trébucher ni tomber, comme le muscle soléaire et les muscles extenseurs du tronc. Ces muscles sont pauvres en matériel protéique, donc avec une quantité de fibres contrôlables moindre et en même temps une quantité de tissu adjacent majorée par rapport aux muscles non posturaux. Dans ce cas, et pour conclure, le tissu adjacent, avec sa capacité, permet à un tel muscle de générer une force suffisante pour soutenir le corps. Le tissu élastique adjacent enveloppe soit tout le muscle dans son ensemble, soit chaque cellule ou fibre.

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Les muscles vus de près

Le corps humain comporte trois différents types de muscles:

  • les muscles lisses involontaires;
  • les muscles striés involontaires;
  • les muscles squelettiques striés volontaires.

L’exemple le plus classique de muscle lisse involontaire est l’intestin qui, grâce à ses mouvements tout à fait indépen-
dants de la conscience, permet le transit des aliments. Le muscle cardiaque ou, dans la terminologie la plus commune, le cœur, est celui qui représente le deuxième groupe de tissu musculaire. Ici aussi les contractions sont involontaires mais sa structure est différente de celle du muscle squelettique.
La troisième catégorie, celle des muscles squelettiques volontaires, est au centre du sujet de ce livre. Nous examinerons donc leur structure et leurs fonctions. Nous soulignons, comme son nom l’indique, leurs liens avec le squelette dans la mesure où le ventre d’un muscle de ce type s’attache à l’intersection du tissu osseux par l’intermédiaire des tendons.
Généralement, le muscle squelettique est un muscle volontaire qui réagit aux ordres provenant de la zone consciente
du cerveau. En réalité, on peut distinguer deux exceptions ; par exemple, un réflexe banal: le marteau que le médecin utilise pour frapper sous notre genou provoque une contraction involontaire du quadriceps et, par suite, un
mouvement du genou. Il s’agit là d’un mouvement réflexe d’un muscle squelettique, mais selon un ordre provenant
du schéma moteur en dehors du contrôle de la volonté.
Tentons maintenant d’imaginer une zone contractile squelettique qui, comme le cœur, travaille sans arrêt toute la journée et, comme la pompe du système circulatoire, le fait toujours sans que nous en ayons conscience:
le muscle du diaphragme. C’est le principal muscle de l’inspiration, qui peut être commandé soit inconsciemment, soit volontairement. Les muscles squelettiques travaillent de concert avec la sphère consciente ou non, soit durant les mouvements quotidiens, soit pendant l’activité sportive. Ils peuvent à la fois être classés selon deux paramètres différents, soit selon la forme sous laquelle ils se présentent, soit, naturellement, selon leur fonction. La forme du faisceau contractile ou morphologie dépend de la distribution de la fibre, du rapport entre fibres contractiles et non contractiles, et du nombre de fibres musculaires qui les compose.

Le muscle squelettique peut concerner une seule articulation avec son travail ou avoir des attaches osseuses, entre deux ou plusieurs articulations à la fois.
On parlera alors respectivement de muscle monoarticulaire, biarticulaire ou polyarticulaire. Le rôle de la musculature est de supporter le corps, de le maintenir dans une position donnée en l’absence de mouvement apparent, et d’assurer une coordination parfaite aux différentes caractéristiques.
Pour continuer la classification, il est possible de subdiviser les muscles selon la seconde composante contractile qui les compose et, dans ce cas, nous devons entrer dans l’anatomie et la physiologie des fibres.

Biceps brachial

Le biceps brachial est facile à voir dans la partie avant du bras – entre épaule et coude – et le deltoïde. Le biceps est un corps fusiforme aux fibres parallèles allongées dans le sens de la longueur et composé de deux faisceaux. Le deltoïde est formé de fibres non parallèles comme les plumes d’un oiseau dont la direction est oblique par rapport à la ligne centrale du muscle lui-môme. On observe, en outre, que le corps musculaire est constitué de trois protubérances, avant, latérale et postérieure. Une morphologie aussi variée donne des caractéristiques différentes. Ainsi, le biceps brachial présentera une rapidité de travail supérieure tandis que le dettoïde pourra maximiser sa force. On peut affirmer qu’à la forme d’un muscle correspond un comportement particulier.

Diverses tâches pour les muscles

Les muscles squelettiques varient également selon les tâches qu’ils ont à accomplir, lesquelles peuvent être exécutées en même temps par le même muscle mais avec des temps d’intervention bien précis sur la base du mouvement qu’ils ont l’intention d’accomplir. Par exemple, le biceps brachial peut assumer plusieurs rôles selon la nécessité du moment. Quand il agit comme acteur principal pour plier le coude, on le dit agoniste. Dans l’action contraire, c’est-à-dire lorsque le coude se déplie sous l’action d’un autre muscle – en l’occurrence le triceps brachial placé dans la région postérieure du bras – le biceps devient alors antagoniste.
Le même biceps peut travailler pour bloquer le coude afin qu’il ne bouge pas, auquel cas, on l’appelle, comme on peut le déduire de la position immobile de l’articulation, muscle fixateur. Quand, enfin, il freine ou supprime un degré de liberté indésirable engendré par l’agoniste ou plus simplement pour rebondir vers une particularité spécifique, il prend le nom de synergique ou neutralisateur.

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