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L’échauffement et la récupération

L’échauffement, ou warm up, est une habitude indispensable et salutaire pour une approche correcte de l’entraînement. Cette habitude précieuse consiste à stimuler la musculature et les articulations, sans danger de se
blesser. L’échauffement, d’une durée inférieure à 15 minutes, doit être léger et ne jamais mener à la fatigue. On peut faire tout simplement du vélo ou les mouvements même de l’exercice que l’on a l’intention d’exécuter, mais avec
des charges dérisoires.
Pourquoi s’échauffer avant l’entraînement? Simplement pour préparer l’appareil moteur à ce que sera l’entraînement, en apportant du sang aux tissus qui travailleront dur et pour mettre en alerte le complexe nerveux qui va s’engager. De cette façon, on permet aux articulations de fonctionner sans difficulté avec des mouvements plus fluides et en protégeant leur intégrité. Il a été démontré, en outre, que le muscle aura un meilleur rendement de performance avec les facteurs de force et de vitesse accrus. Il ne faut pas être pressé de terminer réchauffement: c’est seulement quand on est suffisamment préparé qu’on peut commencer l’entraînement proprement dit. conscient de pouvoir donner son maximum.
La récupération, ou cooldown, est une pratique, au contraire de réchauffement, peu suivie. On l’effectue à la fin
d’une séance d’entraînement, avec les mêmes modalités d’exécution, de durée et d’intensité que celles de
réchauffement. Cette habitude permet de digérer plus rapidement l’élimination métabolique de l’entraînement a
peine terminé et de commencer à récupérer progressivement les valeurs des différentes activités corporelles. En
autre, il permet â la musculature soumise au travail de perdre plus rapidement la tension passive générée par la
fatigue de cet entraînement et d’accélérer le contrôle des mouvements volontaires.

D’après la littérature scientifique, la récupération n’aide pas à diminuer la douleur ressentie le lendemain de l’entraînement, parce que non seulement elle ne stimule pas les processus qui portent à mettre en œuvre l’hypertrophie, mais n’a aucun effet analgésique sur la douleur musculaire. On peut donc affirmer que la récupération est utile mais non indispensable.

Pratiques d’entraînement : mythes à détruire
Immédiatement après l’entraînement avec tes poids, avant d’entrer dans les douches, nous voyons encore quelques pratiques et habitudes destinées à améliorer la récupération de l’organisme entier mais dont on ne parle jamais dans la littérature scientifique.
Parmi elles, on trouve : les massages, le sauna ou le bain turc et la douche de réaction. Le massage, exécuté par une personne compétente, est sûrement agréable et délassant, mais ne présente aucun avantage pour une récupération plus rapide après une séance en salle. Ce n’est pas vrai qu’il permet d’éliminer les toxines et l’acide lactique en un temps bref; il ne stimule pas non plus de façon supérieure les processus d’hypertrophie et ne réduit pas les douleurs musculaires qui y sont liées. Il est cependant utile pour d’autres raisons, par exemple pour diminuer les courbatures et stimuler la circulation lymphatique et vasculaire.
Le sauna, ou le bain turc, joue sur la réaction de la circulation sanguine en augmentant le volume des vaisseaux sanguins et en stimulant les glandes sudoripares. Encore une fois, on n’accélère pas la récupération et cela ne permet pas la résorption en un temps plus court des métabolites toxiques produits par l’entraînement. On ne nettoie pas l’organisme: il sue seulement!
On se trompe aussi en croyant que de telles habitudes peuvent faire maigrir. Le poids éventuel perdu pendant une séance de sauna est seulement celui de l’eau évacuée par le corps. C’est une pratique qui, au contraire, n’est pas conseillée à tous, surtout à ceux qui ont une pression sanguine basse ou dont le système cardiovasculaire n’est pas en parfaite condition : le sauna ou le bain turc peuvent occasionner des troubles néfastes à l’organisme.
La douche, ou bain de réaction, au contraire du sauna ou du bain turc, consiste à se soumettre au contact de l’eau glacée. Le but est d’obtenir une forte stimulation du système cardiovasculaire et d’améliorer la récupération de la séance en salle qui vient juste de se terminer mais, en vérité, les motifs sont obscurs. À nouveau, on se trouve devant une pratique inutile et, parfois, nocive.
En revanche, s’il est seulement question de se délasser et si on ne présente aucune contre-indication, il ne faut pas hésiter!

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