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Différences entre hommes et femmes

Il existe de petites différences entre la structure des fibres chez les hommes et les femmes. Chez les femmes, les cellules musculaires de type ST ou aérobiques sont plus volumineuses que chez les hommes. Au contraire, chez ces derniers, les fibres anaérobiques ou FT montrent un diamètre supérieur à celles des femmes. Il s’agit là d’une donnée
importante.

L’entraînement typique avec des masses apportera difficilement un volume très visible chez les femmes puisque, justement, leurs cellules musculaires responsables en particulier du mode d’accroissement des volumes des faisceaux contractiles, les fibres blanches ou anaérobiques, sont de moindre taille. Les femmes ne doivent pas redouter le body building. Comme nous l’avons déjà dit, à poids corporel égal et sur des caractéristiques déterminées, la femme est en mesure d’exprimer les mêmes valeurs de force que l’homme.
Nous pouvons pourtant identifier des zones corporelles pauvres spécifiques à la femme qui dépendent beaucoup de leur style de vie active et sociale, de l’âge et du poids corporel. Ces zones sont les mêmes que celles qui sont aussi le siège préférentiel des dépôts de tissu adipeux: arrière du bras, ventre et hanches, intérieur et extérieur des cuisses. Au contraire, les endroits où un muscle non tonique altère la silhouette féminine, car les tissus limitrophes ne sont plus ancrés efficacement à la zone contractile, sont les fesses, l’abdomen (le ventre) et le grand pectoral sur
lequel s’attache le sein.
Ce cadre général ne doit pas conduire à l’erreur de focaliser l’entraînement sur ces zones mais, au contraire, il faudra
les faire travailler dans une optique globale, sinon on n’aura guère de résultats. Il ne faut pas travailler plus mais mieux! La femme est moins disposée à tomber dans le piège du surentraînement parce qu’elle est plus résistante à la fatigue; à ce jour, les causes exactes de ce phénomène ne sont pas encore complètement éclaircies.
En ce qui concerne l’apparition de dommages spécifiques aux muscles et aux articulations provoqués par une séance
d’entraînement, les quelques études qui sont jointes à notre conclusion n’en montrent pas l’évidence et n’apportent
pas d’éléments permettant d’affirmer que le sexe féminin a plus de probabilité d’être touché par cette pathologie.
L’unique point à souligner concerne les temps de récupération d’un accident, étant donné que les femmes présentent
la possibilité de récupérer plus rapidement, toujours d’après ce qui ressort de la littérature scientifique. Citons une autre différence: la question de la température corporelle de la femme, à la suite d’un entraînement, montre des
valeurs plus basses que celles de l’homme.
Concluons avec une autre petite différence: après une période de detraining – ou désentraînement -, les femmes perdent plus rapidement les gains en terme de force et, par suite, la coordination. Là aussi, sur ce point, nous
ne pouvons pour le moment que faire des hypothèses.

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